24 nov
Christophe Carreras, Nuages de Princesses, Interview
Interview de Christophe Carreras, auteur de
Nuages de Princesses, novembre 2008
D’où vous est venue, et à quel âge, votre envie d’écrire ? Quelles étaient vos espérances, et quelles sont-elles aujourd’hui ?
Je n’ai jamais eu l’envie d’écrire. Il y a une dizaine d’année, quand j’ai commencé à poser sur le papier mes premières rimes, je ne lisais que des bandes dessinées (Tintin, Astérix, Les Schtroumfs
). Ces textes-là sont au fond d’une malle et ils n’en sortiront pas. Le vrai départ fut un amour. C’était en 1999, j’avais 15 ans. Le texte s’appelle Vénus
et se retrouve dans mon recueil de poèmes, Kheir
. J’écrivais alors énormément pour évacuer ce que je ne savais pas dire de vive-voix. Je n’arrivais pas à m’exprimer.
Aujourd’hui, j’aimerais beaucoup écrire un roman, chose que j’ai essayée à plusieurs reprises sans jamais le terminer ou en être satisfait. Je les présente dans Rien que pour vos yeux couleurs d’aurochs
. J’ai une idée, reste à l’écrire.
Quelles lectures vous ont bercé, guidé, éclairé ?
Lecture serait un grand mot. Certes, je me suis immergé dans bon nombre d’univers d’auteurs que j’ai dévoré avec beaucoup de plaisir. Je citerai René Barjavel (Une Rose au Paradis
) et Robert Merle (Madrapour
) pour leurs romans d’anticipation ; Camille Laurens (Dans ces bras-là
), Murakami Ryu (Les Bébés de la Consigne Automatique
) et Dai Sije (Balzac et la petite tailleuse chinoise
) pour leur prose moderne.
Mais ce sont surtout les artistes musicaux français, ces poètes chansonniers, qui me portent. J’écoute beaucoup de pop et de rock français, et en particulier leurs mots. Ils se retrouvent partout dans mes histoires, Christian Décamps d’Ange en tête et son univers si merveilleux (Troisième Etoile à Gauch
e est à écouter sans modération) ; mais aussi Nicola Sirkis, Claude Nougaro, Bertrand Cantat, Mickaël Furnon, Guillaume Cantillon ou Cyrille Paraire.
Il y a aussi des films qui me marquent, deux se retrouvent dans Nuages de Princesses
. L’effrayant Day Night, Day Night
et le bouleversant XXY
.
De quoi est fait votre univers intérieur, mis à part la littérature ?
Je viens d’aborder la musique précédemment, elle est omniprésente. J’aime aller en concerts, rencontrer les artistes. Je ne me dis pas fan, mais il y a des groupes que j’aime écouter et voir en vrai (Indochine, Ange, Mickey 3D, Kaolin, etc.). La musique m’a fait mettre un pied sur la toile. Après un site non-officiel autour de Mickey 3D très remarqué par le groupe et les fans, Le web a peur
, Mickey m’a proposé de concevoir son site perso. Les En’forez m’ont confié l’une de leur vitrine sur le net et Le Comte de Fourques m’a donné les clefs de son site officiel.
Une autre partie de mon univers est tournée vers le théâtre. Tout a commencé fin 2000 au lycée, où une amie avait écrit une pièce et elle m’avait proposé un petit rôle. J’ai accepté sans trop me faire prier et j’y ai pris beaucoup de plaisir. Depuis, je continue de monter sur scène, en parfait amateur. Je suis cette saison à l’affiche d’une comédie avec une troupe isarienne et au Conservatoire municipal de Gisors.
Votre première nouvelle, Pelleteuse de Nuages, prend la forme d’un petit monologue très poétique d’une enfant de onze ans. Le monde des enfants vous parait-il comme plus propice à l’imagination et au rêve ?
L’enfance, c’est l’innocence, la liberté de rêver et d’imaginer des mondes constitués de fées et de princes charmants. Alors oui, ce monde est beaucoup plus propice à l’imagination. Lorsque je parle de l’enfance, le rêve met un pied dans la réalité, les personnages s’envolent dans leur imaginaire. Alors que dès qu’arrive l’adolescence, la tête se vide de rêves et se remplit d’interrogations, de doutes sur la vie et l’amour. Ça nous bouffe beaucoup de temps, l’amour.
La première histoire n’a donc rien à voir avec le reste de Nuages de Princesses
. Les autres parlent de l’amour et s’interrogent sur des faits de sociétés, peut-être parfois trop survolés. On retrouve cependant la petite Jeanne quatorze ans plus tard à la fin du recueil, et on découvre si son rêve s’est réalisé ou pas…
Ecrire au féminin, est-ce un défi que vous vous êtes lancé, ou une recherche d’approfondissement des différences hommes femmes ?
Ni l’un ni l’autre. Au départ, je voulais articuler ce recueil sur les peurs. Deux ont été conservées, on retrouve la peur du dentiste et celle de l’avion. Je venais de lire La taille d’un ange
de Patrice Juif où il ne parlait qu’à la première personne du singulier. D’un autre côté, des amis proches me disent souvent que je pense comme une fille, voire même que j’en suis une. Je me suis dit "pourquoi ne pas jouer avec ça?", et je me suis lancé dans le jeu du « je » féminin. La peur a laissé la place à la société actuelle suite à ce que j’avais lu, vu et entendu dans la presse ou au cinéma (les accidents de la route, le SIDA, le suicide, l’homosexualité, l’hermaphrodisme, les attentas). Il paraît qu’on reconnaît relativement souvent que c’est un homme qui parle. Un comble.
Comment avez-vous fait la découverte de TheBookEdition.com ? Appréciez-vous ce mode d’édition ?
J’ai découvert TheBookEdition.com quelques semaines après la création de la maison, début décembre 2007, à la radio. Une pub qui vantait les mérites d’une maison d’édition en ligne qui ne demandait aucun engagement financier. Je me suis dit "encore une!". Mais non, avec TheBookEdition.com, on pouvait ne commander qu’un seul exemplaire, sans payer aucun frais supplémentaire si ce n’est le prix de fabrication du livre. Je me suis donc lancé avec le recueil que je venais de terminer, Les coquelicots sont éphémères
. Cela m’a permis de rencontrer des lecteurs mais aussi des passionnés des livres : libraires, bibliothécaires, organisatrices de salons. Le premier s’est écoulé à presque soixante-dix exemplaires. Pour un début, c’est un bon début. Et l’aventure ne fait que commencer…
Quel votre projet le plus fou ?
Le plus fou ? Je pense que c’est d’avoir détourné un oiseau pour traverser la baignoire et dire à une personne importante à quel point elle compte pour moi et combien je tiens à elle… On croit que ça n’arrive que dans les films ces choses-là, et puis finalement non. Je ne pense pas, j’en suis sur.
Enfin, par quoi avez-vous envie de terminer cette interview ?
Il y a une phrase de Camille Laurens qui exprime quelque chose de vrai : « Il ne suffit pas plus de humer l’air pour être humain que d’écrire pour être écrivain
». Elle résume très bien ce que je suis, un être humain qui ne fait pas que respirer, mais qui aime et souffre. Je suis un être humain qui exprime par l’écriture mes joies, mes peines et mes incertitudes. Je ne suis pas écrivain, je m’imprègne de ma vie, de mes amours passées, de ce que je vois et j’entends pour écrire mes histoires. Sans cela, je n’aurais pas de matière. Un livre n’est pas l’œuvre d’une personne mais le récit d’une vie, composée par des rencontres. Je voulais que Nuages de Princesses
ne parle à aucun moment de moi, et même si ce sont des filles qui racontent, elles intègrent des instants de ma vie, des moments magiques ou brûlants. Sauf que là, ils sont fictionnels, frictionnés. Je me mets à nu dans à travers mes textes.
Je terminerai cet entretien en saluant de près ou de loin ces rencontres qui ponctuent ma vie et qui se retrouvent malgré elles entre mes lignes.
Merci à TheBookEdition pour ce qu’il offre aux auteurs en herbe comme moi.
Christophe Carreras.
Je serai en lecture publique le 12 décembre 2008 à Gisors.
27 oct
Claudec, Voyage de noces en Italie au temps des diligences, Interview
Interview de Claudec, auteur de
Voyage de noces au temps des diligences , octobre 2008
Le pseudo Claudec colle à vos livres comme à votre personnage. Mais pourquoi un nom de plume ?
Pour justement essayer de coller à ce que j’ai à dire, qui dépasse quelque peu ma banalité quotidienne et personnelle, telle que définie par l’état-civil et l’existence. Et puis, c’est une manière de faire chic et court. Enfin, j’ai le souci de ne pas être gêné dans ma vie privée par ma célébrité à venir ; je prends donc mes précautions.
Quand et comment vous est venue l’idée de retranscrire, dans votre tout dernier roman, Voyage de noces en Italie au temps des diligences, récit d’Henri Proust, écrivain du XIXème siècle ?
Surpris que vous puissiez qualifier de roman ce à quoi j’ai cherché au contraire à conserver son caractère de journal de voyage –bien qu’il arrive que notre vie tourne parfois un roman. Quoi qu’il en soit, l’idée m’est venue de transcrire ces notes et de les publier, lorsque j’en ai fortuitement découvert l’existence parmi des archives familiales. J’ai procédé à leur arrangement, seulement lorsque l’état de conservation du manuscrit et autres difficultés de déchiffrage m’y ont contraint.
Considérez-vous cette étude des mœurs bourgeoises sous fond de carnet de voyage au soleil comme une parenthèse littéraire ou comme un nouvelle orientation pour vos œuvres futures? Vos précédents ouvrages (Toutes sauf ma mère, De la rime au cœur, Contes et histoires pour les petits et les grands) étaient très poétiques…
Disons plutôt que c’est un préambule ou un exercice préliminaire. J’ai autoédité plusieurs ouvrages en même temps, qui tous attendaient dans un tiroir. Leur ordre de publication est par conséquent sans rapport avec la chronologie de leur écriture. Celle-ci ayant eu lieu en des temps parfois reculés, Voyage de noces a été comme le déclencheur de leur mise en forme. Cet exercice de transcription m’a appris et encouragé à organiser un texte pour le rendre publiable.
Quant à mes œuvres futures, compte tenu du temps qui me reste, je resterai discret afin de ne pas provoquer la camarde, qui n’aime pas être narguée. Sachez simplement que les tiroirs, aussi bien matériels que virtuels, en sont pleins. Bien des choses s’y sont accumulées, qui sont autant de projets. Avec un peu de chance elles seront encore l’occasion de quelques occupations somme toute assez plaisantes.
Ceci dit, je suis ravi que vous qui êtes une femme découvriez dans Toutes sauf ma mère, la poésie qui peut s’y trouver. D’autres femmes qui ont lu cet ouvrage ne l’ont pas décelée, ou ne m’en ont pas fait part. Probablement par manque de romantisme autant que d’humour, qualités qui comme chacun sait manquent à la plupart d’entre elles.
Les préjugés vous agaçent, la diversité vous inspire… est-ce un appel à la tolérance ?
La certitude est la vérité des sots (je reste poli), telle est non pas ma devise, mais ma propre certitude, laquelle renvoie bien entendu à ma propre sottise. Ce dont je me console en considérant que chacun d’entre nous en porte sa dose. C’est d’ailleurs principalement à ce titre que nous devons faire preuve de cette tolérance que vous évoquez. C’est donc bien un appel à la tolérance que de refuser les préjugés. Même si souvent cette attitude est perçue comme de l’intransigeance. C’est ainsi que je considère comme indigne de tolérance tout individu satisfait de lui-même, avec pour conséquence de compter peu d’amis.
Pour la diversité : l’univers, le monde, l’homme … sont diversité. Quelqu’un a même parlé de bordel ambiant. Ne reste plus qu’à avoir reçu le don de curiosité pour s’en repaître et être heureux, quoi qu’il advienne.
On ressent un anti-conformisme puissant dans vos ouvrages. L’êtes-vous autant dans votre vie que dans vos écrits ?
Je pense l’être au contraire davantage, mais avec retenue, par éducation, par réserve, par respect d’autrui … et par nécessité. L’anti-conformiste est fatiguant pour ceux qui ne le sont pas. Et ceux qui ne le sont pas sont nombreux. Il faut bien en tenir compte. Les îles désertes sont lointaines, de plus en plus rares et de plus en plus chères.
Si vous pouviez changer une chose dans le monde, que décideriez-vous ?
Je supprimerais la peur, fille de l’ignorance, elle-même proche parente du manque de curiosité et de toutes les habitudes. La fortune, le pouvoir et le sexe sont considérés, à juste titre, comme les moteurs de l’existence. Il faudrait, complémentairement, citer la peur, qui en est le frein. A ce titre toutes les idéologies soi-disant libératrices portent à sourire, elles qui n’ont en réalité comme ambition que de substituer leurs propres peurs à celles des autres.
Que vous a apporté l’autoédition dans votre parcours d’écrivain ?
Parler de parcours d’écrivain me paraît bien prétentieux mais à cela près, l’autoédition m’a offert la possibilité de m’affranchir les limites et tracasseries instaurées par des professionnels du livre qui n’ont pas compris –ou oublié au profit du profit– que par nature la pensée est libre, insoumise, même s’il lui arrive de ne pas être incorruptible. S’ajoute à cela que l’auteur peut ne pas être avide de célébrité et d’argent. De ce point de vue, Internet et les NTIC ouvrent des perspectives incommensurables de liberté de dire et d’écrire, pour le meilleur et pour le pire, comme il se doit.
Nous sommes tous impatients de savoir : à quand le prochain ?
Merci de cette impatience que je souhaite aussi fondée que courtoise, mais chaque chose en son temps. D’abord mettre de l’ordre dans l’existant, dans ce qui nécessite d’être soumis à la critique et validé le cas échéant. Le reste suivra, s’il y a lieu et si les circonstances le permettent.
17 sept
BARBARA DE WALT, Je tourne la page, Interview

Interview de Barbara de Walt, auteur de "Je tourne la page", septembre 2008
En quelques mots, racontez-nous Barbara de Walt…
Je suis mariée, j'ai 42 ans restauratrice de profession, ce métier me permet de m'épanouir et d'être heureuse tous les jours, grâce à toutes les personnes que je rencontre dans le cadre de mon travail.
Mon deuxième boulot à plein temps que j'aime plus que tout c'est mon rôle de maman et ce pour mes 3 garçons.
Chaque jour je me partage entre ma clientèle que j'aime, les enfants, mon mari et mon hobbie ( le chant). J'aime cette vie bien animée où je trouve toute mon énergie et ma vitalité.
Racontez l’une de vos journées
Une journée pour moi, c'est que du bonheur, je me lève de bonne humeur tous les matins avec le sourire, j'assume en priorité le programme des enfants, puis tout s'enchaine très vite comme pour tout le monde, l'activité professionnelle prend le dessus....
En moyenne 14 heures de présence, c'est mon crédo quotidien où je m'occupe des autres tout au long de la journée...
Quel est le plus beau jour de votre vie ?
Je croyais dur comme fer que c'était le jour où l'on se marie, pour ma part ce fut la naissance de mes "petits bouts", quelle merveilleuse expérience l'arrivée d'un bébé...
Quelles sont vos plus grandes joies ?
De remonter le moral aux personnes déprimées que je peux rencontrer...
Vos espoirs ?
Pour mes enfants, et tous les autres sur terre, c'est que l'avenir soit meilleur...
Vos peurs ?
Je n'en n'ai pas vraiment, j'ai vécu tant de choses, j'ai eu l'impression d'être un chat avec plusieurs vies depuis, je suis devenue assez fataliste, il arrive ce qui doit arriver...
Quelles sont vos plus grandes préoccupations, vos principales difficultés ?
Le bien-être des miens, que feront mes enfants plus tard...
De quoi êtes-vous fière ?
D'être simplement là aujourd'hui et d'avoir enfin trouvé une paix intérieure...
Quel est votre souhait le plus cher ?
De vivre assez longtemps pour guider mes enfants sur le dur chemin de le vie...Que les personnes se mobilisent pour le don d'organes, je milite pour ça depuis plus de 10 ans, c'est une bonne action que l'on effectue pour permettre à d'autres personnes de vivre... Ne soyons pas égoïstes.
Qu’est-ce qui vous fait sourire ?
Les spectacles de Laurent Gerra et Jean-Marie Bigard, également la bêtise humaine, mais dans ce cas je ris jaune...
Et pleurer ?
L'absence totale d'affection de ma mère, qui m'a tant pesée tout au long de ma petite vie... et un film de Sissi, je suis d'une grande sensibilité...
Comment voyez-vous votre avenir ?
Très bien, entourée des 4 hommes de ma vie, de mes vrais amis, de mes clients. Avec un deuxième livre dans 40 ans, qui sait?
Comment avez-vous découvert TheBookEdition, et en avez-vous été satisfaite ?
Par hasard, par l'intermédiaire d'une amie, je suis vraiment contente de cette formule unique en son genre, le livre vient à vous dans la boîte aux lettres au lieu d'aller le chercher dans une librairie classique. Je remercie les personnes qui m'encourage à travers l'achat de mon livre....
Dommage que vous n'existiez pas plus tôt...
4 sept
TOMZ, Interview par Julien Falgas de Webcomics
Tomz est professeur d'anglais. Depuis un an et demi il tient un blog sur lequel il raconte en bande dessinée les gags que lui inspire son expérience professionnelle. Aujourd'hui ses planches sont réunies dans un livre auto-édité avec TheBookEdition dans la collection Webcomics.fr.
A l'occasion de la rentrée scolaire, rencontre avec un prof pas comme les autres : c'est la deuxième année où Tomz travaille à Mayotte (DOM-TOM français).
Professeur d'anglais au collège, comment l'idée de raconter ton expérience sur un blog t'est-elle venue ?
L'idée m'est venue alors que j'étais enseignant à Créteil. A l'époque on passait beaucoup de temps entre collègues à se raconter les anecdotes qui nous arrivaient en cours. Dans mes classes j'avais certains élèves qui étaient de vrais personnages de bd, avec un potentiel comique énorme (même s'ils n'en étaient pas forcément conscients). Cette année là j'ai entendu parler du Journal d'un remplaçant de Martin Vidberg, et par hasard je suis tombé sur son blog. C'est de cette manière que j'ai découvert l'univers des blogs bd, en me disant qu'il fallait absolument que j'en fasse un pour y raconter mes aventures. C'était le point de départ de Excuse me Teacher...
Avant le blog, faisais-tu déjà de la BD ?
J'ai dû faire ma première bd vers 5 ans qui était une parodie de Placid et Muzo. Comme je suis né et que j'ai grandi à Angoulême j'ai toujours été au contact des bandes dessinées en rêvant d'en faire un jour. Je dois avoir commencé environ une dizaine de bd différentes mais sans dépasser les 5 premières pages à chaque fois.. J'ai essayé beaucoup de choses différentes, de la SF, de l'humour... Mais pour la première fois avec le blog, il y a un suivi dans ce que je fais, et puis surtout, il y a enfin des lecteurs (autres que les amis) et c'est vraiment très agréable.
Tu publies les planches de ton blog dans un livre auto-édité avec TheBookEdition. Pourquoi ?
Récemment je lisais une interview de Boulet qui publie son blog chez Delcourt pour faire plaisir à son père...et bien moi c'est pareil, sauf que comme Delcourt ne m'a rien proposé je me suis tourné vers The Book Edition...
Plus sérieusement, depuis tout petit je rêve d'avoir un album fait par moi entre les mains. Et comme cela fait plusieurs fois que des lecteurs me conseillaient de publier mes dessins, j'ai décidé de me faire plaisir. Je ne me sentais pas suffisamment confiant pour démarcher des éditeurs traditionnels. Et puis je trouve le principe de TheBookEdition vraiment bien, en publiant à la demande et en proposant les livres sur internet.
Es-tu satisfait du résultat ?
Totalement, j'ai été agréablement surpris par la qualité du papier et des couleurs. On aurait presque dit les planches originales.
Parallèlement, tu publies un webcomic, Tëacherôr....
L'idée de Tëacherôr remonte à la 4ème note de mon blog qui s'appelle "Inspiration". J'avais fait un parallèle entre mes élèves et une horde de gobelins... Je me suis alors dit qu'on pouvait étendre les analogies entre le monde de l'éducation nationale et celui de l'heroic fantasy. Et Tëacherôr est né! Un prof/chevalier qui tente de faire régner l'ordre dans le royaume de la Katry-Hemun infesté d'Hell-Eves... c'est pas si loin de la réalité après tout. Comme il y avait une unité entre ces planches j'ai décidé de les regrouper en un webcomic. D'ailleurs, après une absence prolongée, Tëacherôr vient de reprendre du service!
As-tu d'autres projets dans tes cartons ? Peut-être moins liés à ton expérience d'enseignant ?
Effectivement j'ai toujours deux ou trois projets de bd en tête que j'aimerais concrétiser. J'y travaille mais j'attends surtout d'être assez satisfait de mon dessin ce qui n'est pas toujours le cas. Si j'ai le temps j'aimerais aussi développer les aventures des 2 neurones sous forme de webcomic...
Faut-il y voir une influence de Wayne et de son Foetus & Foetus ?
Absolument pas étant donné que je ne connaissais pas ce webcomic. Mon influence vient plutôt de Il était une fois la vie et des dessins animés à la Pixar qui prêtent une vie humaine à des choses a priori inanimées (Toy Story, Monstres & Cie...). Et puis une fois de plus mon influence première vient de mes élèves ; quand j'en vois certains je visualise leurs neurones qui font tout ce qu'ils peuvent pour leur éviter de sortir une ânerie... En vain :)
14 aoű
Georges Réveillac, De la Terre jusqu'au Ciel, Interview
Georges Réveillac pour TheBookEdition, août 2008
En quelques mots, racontez-nous Georges Réveillac….
Je suis né chez de petits paysans de l’ouest, dans le bocage verdoyant. Tout à la fois j’aimais ce trou de campagne et je voulais en sortir ; je voulais voir par-dessus la haie, au-delà des limites communales, bien au-delà… Je voulais aussi échapper au travail ingrat, presque abrutissant, de la terre. Juste à côté de ma ferme, l’école laïque promettait de réaliser ces deux rêves. En plus, par la diffusion de la science bien plus forte en miracles que Dieu, elle annonçait le bonheur proche pour toute l’humanité. J’étudiai donc avec passion. Cela me conduisit à l’Ecole Normale d’Instituteurs, et aussi à la déception. Quand je m’aperçus que l’on ne peut tout comprendre, que la science ne peut effacer toutes nos misères, je ne l’acceptai pas et je glissai vers la folie. Depuis, j’ai payé cher pour apprendre à accepter mes limites ainsi que les vôtres, chers amis.
C’était une autre époque : juste après « La Guerre » (39/45), avant 68, avant la chute du Mur, avant le 11 septembre. J’allais à l’école en sabots, le sol de la maison était en terre battue, l’électricité venait tout juste d’arriver.
Comme tant d’autres, je fus attiré par le Parti Communiste. Grâce aux travaux de Karl Marx, le « Parti » possédait la Potion Magique : ayant enfin trouvé l’explication scientifique de l’Histoire, il pouvait maîtriser cette cavale folle et la conduire vers la paix, la prospérité, la conquête des étoiles, le paradis sur terre. Mais je ne tardai pas à déceler des incohérences dans la théorie. Je repris la réflexion de Marx pendant toute une année et un jour, je poussai mon « Eurêka ». Marx croyait que pour expliquer l’histoire, phénomène humain, il fallait connaître l’essence de l’homme laquelle, selon lui, était le travail. La démarche de Marx paraissait logique. Et pourtant, je venais de m’apercevoir qu’en utilisant un autre concept, celui d’existence, j’aboutissais à une explication beaucoup plus cohérente de l’histoire. Mais ce « Besoin d’Existence » n’est pas le propre de l’homme : les animaux aussi le possèdent. Ce n’était donc pas l’essence de l’homme qui permettait d’expliquer l’histoire, mais un élément important de la nature vivante, élément qui se trouve probablement dans la matière elle-même.
Cette idée est révolutionnaire autant que prometteuse mais il n’est pas question de la mettre en pratique sans savoir si elle est juste ou fausse. Il faudrait que les grands esprits de notre temps l’étudient avec toute la rigueur scientifique possible. J’attends toujours qu’ils se manifestent.
Voilà donc Georges Réveillac : l’homme habité par une théorie en gestation. Qui l’aidera à accoucher ? Georges Réveillac a 70 ans et une anomalie suspecte au poumon droit : la délivrance viendra-t-elle avant la mort ? Si ce n’est pas le cas, il compte sur vous pour détourner l’arche de l’humanité du mur vers lequel elle fonce. D’ailleurs, a-t-il d’autre choix que d’espérer en vous ?
Vous étudiez depuis des décennies le besoin d’existence des êtres humains. Comment en êtes- vous arrivé à parler d’amour dans votre roman « De la Terre jusqu’au Ciel » ?
J’ai essayé de diffuser la théorie seule, sans succès. Alors m’est venue l’idée de l’illustrer par un roman, comme on ajoute du miel pour avaler une potion amère. En outre, l’amour convient particulièrement bien pour concrétiser le besoin d’existence chez l’homme. C’était donc un roman philosophique, « Mon Amour », toujours bien accueilli sur Alexandrie Online. Plusieurs critiques m’ont dit qu’ils aimaient le miel, mais pas la potion. Alors, j’ai décidé de publier un roman d’amour expurgé dans lequel la théorie se transforme en un mythe fantastique porté par « Mômmanh ». Ainsi est né « De la Terre jusqu’au Ciel ».
Que pensez-vous du mythe présenté par Aristophane dans « Le Banquet » de Platon, selon lequel chaque être humain rechercherait sa moitié dont il aurait été séparé au commencement ?
Selon moi, cela illustre parfaitement ce que l’homme recherche dans le grand amour, sans jamais l’atteindre tout à fait. Ceci dit, nombreux sont ceux que ce type d’amour n’intéresse pas. Il y a les célibataires endurcis. Il y a aussi ceux qui préfèrent des amours passagères, lesquelles peuvent néanmoins être délicieuses.
Selon vous, la Science serait-elle incompatible avec l’Histoire ?
Selon moi, seules les lois vérifiables par l’expérience méritent le label « Science ». Il est difficile et souvent impossible d’expérimenter en histoire, pour les mêmes raisons qu’en biologie humaine. Néanmoins, les historiens mettent un point d’honneur à établir les faits historiques aussi rigoureusement que le fait la police scientifique quand elle enquête. D’ailleurs, « histoire » vient d’un mot grec qui signifie « enquête ». Donc, même quand elle ne peut expérimenter, l’ « Histoire » dispose de faits solidement établis qui sont autant d’expériences. Ainsi, quand l’historien respecte la déontologie de sa discipline (ce qui n’est pas toujours le cas), l’histoire a une valeur scientifique.
Dites-nous en plus sur Mômmanh, le dieu antique de votre roman ; représente-t-il votre croyance personnelle ?
Une théorie ! Surtout pas une croyance ! Dans le roman, le terme « mythe » me paraît le plus approprié. Mômmanh représente l’impérieux besoin d’existence qui serait présent dans chaque grain de matière et qui orienterait l’évolution de l’univers.
Idéologie et romance : un couple détonnant ! Est-il légitime, et fidèle ?
Comme je l’ai déjà dit, je ne propose pas une idéologie, mais une théorie qui ne demande qu’à être mesurée au mètre de la science. Et dans ce roman, la théorie est remplacée par un mythe. Alors, mythe et romance : « Un couple détonnant » ? « Légitime » ? « Fidèle » ? Au lecteur d’en juger.
TheBookEdition et les collections Alexandrie vous ont-ils aidé à faire découvrir et apprécier votre livre ? Considérez-vous votre carrière d’écrivain dans une phase ascendante ?
Je suis tout nouveau chez TheBookEdition. Je peux néanmoins dire que j’apprécie le fait de voir enfin, pour une modique somme, mon œuvre transformée en un vrai et beau livre. Je vais essayer d’en proposer quelques exemplaires à la vente en librairie ; je ne sais si c’est possible.
Alexandrie a publié « Mon Amour » en 2001. Sept ans plus tard, sur les 179 ouvrages de la bibliothèque alexandrine, ce roman philosophique est encore 9ème au palmarès des plus téléchargés cette année. « De la Terre jusqu’au Ciel » n’est que 20ème, mais j’espère obtenir mieux. Donc, merci à Alexandrie et à son compère « TheBookEdition ».
Dans la mesure où mon premier objectif est de diffuser mes idées, je considère que « ma carrière d’écrivain » est dans une phase ascendante. Par ailleurs, je présente mes idées sur différents forums, ce qui m’amène quelques lecteurs, ainsi que des visiteurs sur mon site http://www.livingexistence.net/ .
Quand nous ravirez-vous encore avec un autre roman ?
D’une part, j’ai 70 ans, d’autre part, je n’écris que pour faire connaître et discuter mes idées. Justement, ces idées ne sont pas arrêtées une fois pour toutes. De temps à autre, je m’aperçois qu’il faut leur apporter tel ou tel enrichissement. Le roman, lui, est bien achevé, mais la théorie est un chantier permanent et j’espère qu’il en sera toujours ainsi.
Il n’y a donc pas de nouveau roman à l’horizon.
http://www.livingexistence.net
http://www.thebookedition.com/de-la-terre-jusqu-au-ciel-georges-reveillac-p-4642.html
29 mai
Wayne, Interview par Julien Falgas de Webcomics.fr
Lorsque Frédéric Weinling,
alias Wayne, n’exerce pas ses talents à Paris comme graphiste pour la télévision, il se consacre à sa passion d’enfance : la bande dessinée. Depuis l’ouverture de
son blog en 2004, Wayne fait feu de tout bois sur le web et dans les fanzines (Nekomix, Onapratut, Rien A Voir). On a pu lire ses planches dans Bédéka, Psikopat ou 20Minutes.
C’est d’ailleurs en partenariat avec 20Minutes.fr et Presidentielles.net que Wayne signe « Ca m’casse les urnes ! », en pleine campagne électorale de 2007…
Julien Falgas de Webcomics.fr a interrogé ce personnage.
Bonjour Wayne, en 2007 tu as dépeint la campagne présidentielle sur les sites Présidentielle.net et 20Minutes.fr, comment est né ce projet ?
En fait, Alexandre Brachet de Upian, un des chefs de projet de Presidentielles.net, cherchait différents types d’artistes (vidéastes, plumes, animateurs web…). Il lisait mon blog et nous avions un ami en commun, FKDL, artiste collagiste. Quand je lui ai présenté l’idée de tenir un blog en planches BD rapides sous forme de billets d’humeur du quotidien en rapport décalé avec l’élection, il y a trouvé exactement ce qu’il cherchait pour mettre de la BD dans son projet. Le but était un regard personnel interrogatif, finalement peu politisé. « Ca m’casse les urnes ! » était né, et ça a duré un peu plus de 3 mois (32 pages). J’étais assez fier d’avoir été publié en parallèle sur un site d’info tel que 20Minutes.fr. C’était mon premier vrai projet BD !
Tu publies aujourd’hui « Ca m'casse les urnes ! » sous forme de livre, imprimé à la demande par TheBookEdition. Pourquoi ?
J’ai vu le partenariat sur Webcomics.fr et j’avais envie de tester la plate-forme. « Ca m’casse les urnes ! » étant le seul projet assez dense que j’avais de terminé sous la main ; je me suis fait mes armes avec celui-ci sur TheBookEdition. En soi, le livre n’est plus un objet d’actu, je l’ai publié sur TBE surtout par plaisir personnel, pour avoir une trace papier sympa pour moi et ceux qui ont apprécié l’aventure. J’ai quand même tout remis en page, dessiné couverture, 4ème de couv et pages de garde, et inclus 4 pages qui n’avaient pas été diffusées.
As-tu d'autres projets en partenariat avec des sites de médias ?
J’ai une éventualité de participation à un collectif à grande échelle d’ici la rentrée mais je n’ai pas beaucoup de nouvelles et pas trop le droit d’en parler. Sinon je vais partir cet été pour un road-trip d’un mois aux USA, et j’aimerais tirer quelque chose de mes notes en rentrant de cet étrange voyage. A part ça pas de réelle collaboration concrète en vue, mais si quelqu’un a quelque chose d’intéressant à me proposer, je me suis lavé les conduits auditifs pour l’occasion.
Depuis mars 2008, tu as entamé une série de strips : Foetus et Foetus ...
C’est une série dérivée d’un projet de formats courts animés que je devais faire avec des potes (ça tient toujours, d’ailleurs, mais faut que je me sorte les doigts de l’arrière-train) et qu’on avait écrite il y a au mois deux ans. Quand je suis arrivé sur Webcomics.fr, je voulais me tester sur une série de strips sur la longueur ; c’est pourquoi j’ai repris cette idée. Parfois ça fonctionne en one-shot, parfois il faut lire plusieurs strips en chapitre, à la « Mafalda ». Ce n’est pas évident, car j’aime suivre une certaine logique d’évolution des personnages, tout en transgressant certaines barrières de la logique. Maintenant les deux fœtus ont leur caractère propre et je crois que le duo fonctionne bien. J’ai peur de m’enfermer dans des automatismes, mais j’espère faire durer la chose pour avoir de quoi faire un petit album. Prochaines étapes : faire réagir les Fœtus au monde extérieur et pourquoi pas aborder des sujets polémiques ? Et puis j’envisage la traduction en anglais. (jai un ami bilingue dont le très mauvais accent ne se voit pas à l’écrit).
Dernière questions : Les Petits Moments de Looze, c'est du vécu ?
A 97,3 %, oui ! Le grand pouvoir de la loose est né juste pour que les gens comme moi aient des trucs à raconter, les jours de page blanche ! C’est très particulier, la Loose ; ça ne touche que des petits trucs du quotidien, pas graves mais juste relous à mort. Je peux te dire en privé la part du vrai et de l’extrapolation, si tu veux…
8 avr
GuySembic, Le chien vert, Interview.
Interview de Guy Sembic par TheBookEdition
Pouvez vous vous présenter en deux mots?
Anarchiste mais ni de formation ou de groupe déterminé, écrivain, auteur et poète ; philosophe sans avoir fait d’études de philosophie et d’esprit scientifique sans être de formation scientifique, je trouve suspecte l’idée de l’immortalité de l’homme en tant qu’anarchiste ; irréalisable en tant que scientifique ; purement humaine et peut-être dénuée de sens en tant que philosophe… Mais recevable, émouvante et très belle en tant que poète…
D’où vient le titre de votre livre?
« Le Chien Vert »… Parce que je trottine, sens et ressens, monte sur les genoux des dames et demoiselles dont j’adore les belles toilettes ; parce que je saute tout vert et sans fioritures dans ce qui me plaît et m’émeut… Et que, tel l’un de ces fidèles amis à quatre pattes, je suis tout reconnaissant et tout aimant, n’ayant jamais peur de recevoir des coups… Que d’ailleurs l’on m’administre rarement…
Les nouvelles sont-elles liées?
En apparence les histoires que je raconte dans Le Chien Vert ne sont pas reliées…
En profondeur et en y réfléchissant quelque peu, elles sont bel et bien reliées… Dans un même langage, un même ressenti, un même état d’esprit, une même atmosphère, un même message…
Quand et comment avez vous poussé pour la première fois les portes de l’écriture?
J’ai poussé les portes de l’écriture à l’âge de 16 ans en rédigeant un premier cahier de 192 pages à petits carreaux. Le titre était « Les sentiers de l’espoir »… Un jour j’ai retrouvé ce cahier et je l’ai mis au feu. Parce que je le jugeai trop enfantin, trop banal et surtout trop personnel, trop intime et ne pouvant de ce fait n’intéresser absolument personne…
Avant de pousser les portes de l’écriture à l’âge de 16 ans, j’avais passé ma vie depuis l’âge de 6 ans à penser, réfléchir, ressentir, observer, m’interroger, me souvenir et tout enregistrer dans ma tête comme dans la mémoire d’un appareil de photo numérique.
C’est la raison pour laquelle je connais mon enfance par cœur avec tous les personnages et tous les visages qui l’ont peuplée… Je peux dire je crois bien, que mon enfance fut une enfance peu ordinaire…
Quelles sont les lectures qui ont nourri l’imaginaire de Guy Sembic?
Les lectures qui nourrissent mon imaginaire sont les livres d’histoire, de géographie, de la nature ; quelques livres de science fiction… Et plus précisément pour citer quelques auteurs que j’aime lire : Emile Zola, Marcel Proust, François Mauriac, Antoine de Saint Exupéry, John Irving, André Gide, Albert Camus, Jean Paul Sarthe, Le Clézio, Prévert, Arthur Rimbaud… Et sans doute bien d’autres…
Etes vous un vétéran du site Alexandrie online ? Pouvez vous nous dire comment évolue le livre sur Internet?
Je suis venu dans alexandrie online en 2004 et de tous les univers en lesquels je voyage sur la Toile, c’est sur alexandrie on-line que je totalise le plus de centaines de messages, de participations aux forums et de textes en tous genres.
Le livre sur Internet évolue à mon sens « comme il doit évoluer » c’est-à-dire naturellement et inexorablement… Mais sans cependant « porter ombrage » à l’édition traditionnelle…
Comment réagissez vous à l’annonce du partenariat entre TheBookEdition et Alexandrie online?
Je réagis très favorablement à l’annonce de ce partenariat. Parce que j’ai l’intuition qu’il y a bien là une alliance entre deux univers d’un même esprit littéraire… Et comme je connais bien l’esprit et les objectifs d’alexandrie et ce qu’Alexandrie veut promouvoir… Ma confiance, mon enthousiasme et mon accueil sont d’autant plus chaleureux et sans réserve…
Qu’avez-vous pensé de l’édition papier du Chien Vert quand vous avez reçu le premier exemplaire?
L’édition papier du Chien Vert m’a parue « très professionnelle » et d’une agréable présentation.
Un livre est un livre, dis-je… Et vu le respect que j’ai pour les livres « en tant que livres » j’en suis d’autant plus ému et émerveillé…
3 avr
Frédéric Chauvreau, Interview par Julien Falgas de Webcomics.fr
Dans On aurait pu déjeuner dehors, Fred Chauvreau adapte en BD une pièce de théâtre de Richard Frech et Laurent Perez, créée en 2007 à l'occasion de la journée du refus de la misère. Après avoir publié sa BD sur Internet avec Webcomics.fr
, Fred Chauvreau la propose maintenant dans une édition papier, grâce à TheBookEdition.
Julien Falgas, de Webcomics.fr, a interrogé ce militant (professeur d'arts plastiques de profession) sur ses motivations.
Tu te définis comme un auteur de BD militant. Qu'entends-tu par là ?
Je pense que la BD est un formidable moyen d’expression, qui peut toucher un large public, ce qui en fait un excellent outil d’éducation populaire.
Etant d’abord plasticien, mais aussi militant dans diverses organisations dites « altermondialistes », je me suis dit qu’il serait intéressant de mettre mon goût pour le dessin au service d’un message progressiste. Or, il se trouve que la majeure partie de l’édition de bande dessinée véhicule, à mon avis, une idéologie réactionnaire et conservatrice. Mon ambition est simplement de faire entendre une voix dissonante, aussi modeste soit-elle, dans ce concert de charognards.
Avec On aurait pu déjeuner dehors, tu abordes le problème des SDF, que dénonces-tu ?
La précarité et les inégalités sociales ne font que s’accroître en France (comme en Europe et dans le monde entier). La France n’a jamais été aussi riche, les entreprises cotées au CAC 40 font des profits records pendant que des gens meurent de froid dans la rue.
Cette BD est adaptée d'une pièce de Richard Frech et Laurent Pérez. Comment en es-tu venu à adapter une pièce de théâtre, en bande dessinée ?
Cette pièce a été montée et jouée par des copains, qui m’ont convié aux répétitions et m’ont demandé de participer à la réalisation de petites séquences vidéos, intégrées dans le spectacle.
Le ton de la pièce, le jeu des acteurs et la vitalité de la mise en scène théâtrale m’ont captivé et beaucoup amusé.
La dramaturgie est un art commun au théâtre et à la bande dessinée – ainsi qu’au cinéma ou à la littérature. Chaque médium a ses spécificités, mais il existe des passerelles fascinantes entre ces différents moyens d’expression. Par exemple, tout auteur de BD cherche à rendre vivant les personnages qu’il dessine. Or, quand on assiste aux répétitions d’une pièce, la présence physique de l’acteur, l’épaisseur qu’il donne au texte par son intonation, sa gestuelle ou son élocution, sont une mine d’informations et de découvertes pour toute personne qui s’intéresse à l’art de raconter des histoires.
La bd que j’en ai tiré est très éloignée de la mise en scène réelle de la pièce originale. A vrai dire, à part le texte, la BD et la pièce n’ont presque rien en commun, si ce n’est qu’elles exposent des clochards. Je n’ai pas cherché à retranscrire en BD la mise en scène de Richard et Laurent ; je me suis laissé porter par leur liberté de ton et l’extraordinaire créativité de leur jeu d’acteur. J’ai simplement essayé de transposer graphiquement, certaines émotions que j’ai ressenti quand j’ai assisté au spectacle – comme la solitude, la tendresse, ou la violence.
Quel statut donnes-tu à l'édition papier de ta BD, par rapport à son édition en ligne ?
A mon avis, tous les moyens sont bons pour faire passer les idées que je cherche à diffuser. Internet et l’édition papier sont des outils complémentaires, qui permettent de toucher différents publics dans des situations différentes. Mais ils ne sont pas les seuls. Les réunions publiques, les manifestations, la diffusion de tracts ou d’affiches, les conférences et les dédicaces sont autant d’occasions de toucher des gens divers et variés.
Tu as collaboré avec Damien Millet, président du Comité d'annulation de la dette du tiers monde (CADTM) pour la réalisation d'une BD publiée en 2006 par cette ONG. As-tu d'autres projets de ce type ?
Damien Millet est un des plus éminents spécialistes de ce problème en France, et c’est un orateur extraordinaire. C’est aussi un homme d’une grande simplicité, et un des seuls intellectuels de ma connaissance qui accepte de faire de la BD sans crainte.
Je travaille actuellement avec lui à la réalisation d’une BD en deux tomes, toujours sur la dette du Tiers-monde, dont le premier opus devrait sortir dans le deuxième semestre 2008.
J’ai aussi quantité d’autres projets, notamment sur la flexibilité ou sur l’Union Européenne, mais je ne trouve pas d’autres partenaires, qui seraient à la mesure de Damien Millet, pour m’aider à les réaliser. Je crois que je vais devoir me résoudre à les mener à bien tout seul.
Retrouvez les autres BD en ligne de Fred Chauvreau, sur Webcomics.fr
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31 mars
Anne Cossé, Interview.
Le Blog : Acupression.fr
Le Livre : Lancez et gérez votre activité en profession libérale.
1 – Anne cossé en quelques mots, qui êtes-vous ?
Mon parcours est un peu atypique. Après des études d’ingénieur et de commerce, j’ai travaillé 12 ans dans la banque internationale. Puis j’ai eu l’envie et le besoin de travailler de façon indépendante, et je suis rentrée en France pour m’installer à mon compte. J’ai lancé la formation interculturelle en 1999. Il s’agit de donner les clés pour déchiffrer le comportement de gens d’une culture différente de la votre, d’aller au-delà des clichés et de comprendre les dimensions sous-jacentes, et ensuite de comprendre l’impact des différences culturelles dans la communication, le management, la vente, la négociation etc.. En parallèle, j’ai commencé à intégrer dans ma vie l’acupression et d’autres techniques non conventionnelles pour mon propre bien-être. Après quelques années, en constatant les résultats, j’ai voulu apprendre au niveau professionnel. Je suis retournée à l’école pour me former et obtenir un diplôme en acupression. Je suis allée aux Etats-Unis, car on y enseigne de nombreuses formes d’acupression, et par ailleurs je voulais un diplôme reconnu par un Etat (ce qui n’est pas le cas en France). Je poursuis donc deux activités en parallèle. Trois si l’on considère l’écriture et l‘édition de livres.
2 – Vous êtes diplômée d’un MBA HEC et de l’école Polytechnique, vous avez voyagé pour les affaires, et aujourd’hui vous êtes praticienne en Acupression, vos voyages y sont pour quelque chose ?
Je voyage depuis l’âge de deux ans, et très tôt j’ai été attirée par l’Asie. Je partage de nombreuses valeurs et principes philosophiques ou spirituels de cette région du monde. Plus tard, j’ai vécu à Hong Kong, Taiwan et Singapour. J’ai également vécu en Californie, terre d’arrivée de ces techniques en Occident dans les années 60, et lieu d’avant-garde en de leur développement et usage. Je suis convaincue de l’efficacité des médecines traditionnelles depuis de nombreuses années. Ma conviction est basée sur mon expérience, bâtie aussi et surtout lors de mes séjours a l’étranger.
3 – Pouvez vous nous présenter l’Acupression en quelques mots ?
L’acupression (ou digitopression, ou digitoponcture) est une méthode thérapeutique naturelle et millénaire qui stimule le flux énergétique du corps, renforce la capacité d'auto-guérison et permet ainsi de mieux résister aux maladies. Elle est une des trois grandes disciplines de la médecine chinoise, avec la phytothérapie, et l’acupuncture. A ces trois techniques fondamentales viennent s’ajouter la diététique avec son effet curatif et préventif et bien sûr les gymnastiques énergétiques basées sur la circulation harmonieuse du chi : Tai-chi, Qi gong... Le praticien de médecine chinoise se spécialise dans une des cinq branches citées. L’acupression suit les concepts fondamentaux de la médecine chinoise, qui compte 5000 ans d’histoire : l’énergie vitale, les méridiens, le yin et le yang, et les 5 éléments.
Un nombre croissant de données et d’études scientifiques démontre pourquoi et comment l’acuponcture est efficace, mais la recherche s’est enfin penchée sur l’acupression, et des études de plus en plus nombreuses expliquent et valident l’efficacité de cette technique manuelle.
4 – « Lancez et gérez votre activité en profession libérale » se base sur vos expériences dans le monde des affaires et sur votre position d’indépendante, dans quel but avez-vous écrit ce livre ?
En tant qu’indépendante, j’ai baigné pendant des années dans le labyrinthe de l’administration française. Chaque année je découvrais quelque chose de nouveau, et finalement je me suis rendue compte qu’à force de chercher, demander et pratiquer, j’avais accumulé une somme importante de connaissances sur le sujet. Ceux de mes amis qui envisageaient de se mettre a leur compte me posaient de nombreuses questions, et à ma grande surprise, j’avais toujours la réponse ! Puis ils ont commencé à m’envoyer leurs amis… A ce stade j’ai réalisé que le besoin d’informations, et surtout de conseils, dans ce domaine était immense, et j’ai écrit le livre. Mon approche est de partager du vécu, les trucs qu’on ne sait que quand on les vit, tout ce qui n’est pas dans les brochures mais qui est fondamental pour faire les bons choix, éviter les erreurs qui coûtent cher en temps et en argent. L’autre objectif du livre est d’offrir toute l’information dont on a besoin. Tout est là, pas besoin de courir à droite ou à gauche, ou de surfer sur Internet pendant des semaines.
5 – Votre profil laisse à croire que vous avez toutes les chances de vous faire éditer par une maison d’édition, l’auto édition est un choix ?
En effet c’est un choix. Les propositions que j’ai reçues des maisons d’édition, tant en France qu’en Asie, ne me conviennent pas. Je souhaite conserver tous les droits attachés aux œuvres littéraires, et pouvoir éditer où bon me semble en fonction du livre. Par ailleurs, la rémunération d’un auteur dans ce circuit traditionnel est réduite à une portion quai inexistante. Si ma motivation en écrivant ces livres est de partager mon savoir, il n’en demeure pas moins que j’en espère une rémunération décente ! Au bout du compte, la différence entre circuit traditionnel et auto-édition est transparente pour l’acheteur, mais pour l’auteur c’est fondamental. Bien sûr, j’aimerais pouvoir bénéficier de la puissance marketing des maisons d’édition, mais Internet offre des possibilités immenses si on se retrousse les manches.
6 – Votre blog fonctionne très bien, comment faites-vous votre promotion et que pouvons-nous y trouver ?
Un site Internet doit tout d’abord être référencé dans les principaux moteurs de recherche. Ensuite, je suis référencée et/ou j’ai des liens croisés avec des portails sur la santé holistique ou l’Asie, que j’ai choisis pour leur qualité. Ils m’ont fait l’honneur d’accepter ces recommandations mutuelles.
Un deuxième point important est la convivialité de navigation. J’ai passé beaucoup de temps à réfléchir à la structure du site, et j’ai scrupuleusement suivi tous les conseils de mon frère, qui a été webmaster ! Il y a des erreurs à ne pas faire, que seul un expert peut vous expliquer.
Mais au-delà, l’élément essentiel à mes yeux est de donner. Je donne beaucoup d’informations dans ce site, je partage ma connaissance et ma passion. Et les internautes le ressentent. Les gens savent reconnaitre la sincérité. Je reçois de nombreux emails dans ce sens. Mon site est pourtant perfectible (j’ai plein d’idées, mais pas assez de temps !)….
7 – « Femme actuelle » et « Vogue » ont parlé de vous, comment accéder à ce genre de médias ?
Par le bouche à oreille, et en rencontrant les journalistes dans l’exercice de ma pratique. De plus, mon site Internet www.acupression.fr reçoit en moyenne 1.500 visiteurs par mois depuis sa création en Août 2005, et les journalistes papier ou Internet me contactent après avoir découvert le site.
8 – Je sais que 2 nouveaux livres vont bientôt être publiés sur TheBookEdition, pouvez vous nous en dire deux mots ?
Dans l’exercice de ma pratique d’acupression, j’ai découvert que la source de nombreux déséquilibres énergétiques résidait dans la sexualité. J’ai été amenée à conseiller à de nombreux clients des formes de sexualité venues d’Orient : le Tantra et le Tao. La première a une origine spirituelle, et la deuxième a pour buts une meilleure santé et une plus grande longévité. Les deux sont basées sur l’énergie vitale, et non sur la performance. Cependant, les explications données dans les livres traditionnels paraissaient souvent ésotériques, les exercices pas si faciles que ça à pratiquer, et les techniques telles que la méditation un peu rebutantes. J’ai cherché une approche plus aisée, par les points clés du système énergétique, donc des idées pour toucher, masser, poncturer, afin de pratiquer cette autre forme de sexualité. Et j’ai regroupé tous ces concepts et exercices dans un livre : « L’Harmonie Sexuelle par l’Acupression ».
Mon dernier livre est un guide d’exercices faciles et rapides d’auto-acupression sur le visage, pour un lifting naturel, un teint éclatant et une diminution des ridules. Je viens d’achever son écriture en anglais, et je vais le traduire très bientôt en français. L’acupression est un outil idéal pour les massages du visage, car on travaille à la fois sur les muscles, et sur l’énergie vitale (et donc le bien-être et la santé). Ces programmes sont le fruit de mon expérience.
Pour finir, je voudrais remercier sincèrement TheBookEdition.com de permettre à de nombreux auteurs de s’exprimer et de partager leur savoir par les livres.
Anne Cossé pour TheBookEdition.com, Avril 2008
25 mars
Laurence Pourrieux Demas, Interview.
1 – En quelques mots, qui est Laurence Pourrieux-Demas ?
je suis une femme de 48 ans, maman de 4 grands enfants de 27, 25,21 et 19 ans, grand-mère depuis le 08/02/2008 d'un petit Kylian !
je suis mariée depuis 29 ans à un agriculteur.je vis en Limousin. j'ai été agricultrice pendant plus de 20 ans...je n'étais pas du milieu agricole mais de Paris, je me destinais à devenir biochimiste mais l'amour en a décidé autrement lors d'un bal de vacances j'ai rencontré mon mari ! j'ai donc épousé à 19 ans l'homme et le métier !
le destin a été cruel ; alors que je n'avais que 40 ans et plein de projets en tête (je désirais ouvrir des chambres d'hôtes et un camping à la ferme...)on m'a diagnostiqué une Sclérose en plaques....
je suis depuis 4 ans dans un fauteuil roulant....
2 – Vous en êtes au 9ème livre édité sur TheBookEdition, j’ai l’impression que l’écriture est un moteur pour vous ?
oui mais c'est surtout une thérapie !!!!
j'oublie ma maladie le temps de l'écriture...
et puis vous savez avoir été très active sur une ferme laitière et avec 4 enfants, se retrouver en fauteuil roulant très vite a été dur à avaler !!! surtout que je n'ai pas voulu être un frein à la carrière de mes enfants ils ont tous les 4 un métier et ne vivent plus à la maison...mais sont dans le département, je les vois souvent quand même !
mon mari est toujours en activité en société avec nos 2 fils....il a donc peu de temps pour le moment à me consacrer...
mes livres pour enfants je les ai écrits en songeant à la naissance de mon petit-fils...ça m'a longtemps travailler le fait de connaitre sa réaction d'avoir une grand-mère différente des autres puisque sur roues ! d'où le premier livre "histoires pour les enfants sages"
puis après j'ai eu des flashs d'événements vécus par moi même petite fille ou mes propres enfants et j'en ai fait des livres romancés...toujours en pensant au petit Kylian...je revis grâce à ce petit garçon...
3 – Vous êtes atteinte d’une sclérose en plaque, où trouvez vous cette force pour avancer et continuer à écrire ?
je pense à mes enfants....
j'ai besoin d'écrire et de ne plus me sentir inutile là je trouve ma place ! j'ai mal vécu l'annonce de la maladie en 2000 ! il m'a fallu 6 mois pour relever la tête !
grâce à un groupe d'amies agricultrices j'ai participé avec elles à un atelier d'écriture nous avons écrit un livre commun et là j'ai eu un déclic ...j'ai continué d'écrire pour moi, pour me sentir bien et oublier ce monstre qui m'envahit ! je voulais laisser trace de mon passage ici bas...puisque je ne peux plus rien faire avec mes jambes, je fais avec ma tête tant qu'elle fonctionne . mais là les bras et les yeux commencent aussi à partir alors tant que j'ai la force de faire, je fais avant que ce ne soit trop tard avant de ne devenir "rien" ....
4 – Comment est gérée cette maladie en France ?
la recherche avance...doucement ...
il y a plusieurs associations de défense des malades...de soutien...
malheureusement il n'y a pas assez de places ouvertes pour accueillir les malades en long séjour..qui ont besoin de soins spécifiques et ne pas se retrouver avec les personnes âgées ou à l'hôpital ...comme c'est souvent le cas !
une association vient de se créer l'an dernier pour recenser les places disponibles à travers le pays ; il n'y en a que 500 pour 80 000 malades potentiels !!!encore beaucoup de travail reste à faire !
80 000 malades différents ! voila pourquoi la SEP ne se guérit pas facilement ...chaque malade est différent chaque symptôme est différent ....
la SEP c'est l'attaque de la gaine de myéline qui recouvre les nerfs....à différents endroits provoquant différents dysfonctionnements...
c'est comme une gaine électrique dont la protection est cassée par endroits...le courant ne passe plus !
5 – Quelles sont les lectures qui nourrissent votre écriture ?
aucune lecture....j'écris lorsque j'ai des idées....
mon dernier livre pour enfants "j'apprends les lettres" , je l'ai écrit en pensant que pour les jeunes enfants avoir un abécédaire coloré et illustré cela pouvait être bien....
je lis un peu mais de moins en moins à cause de mes yeux....
pour mes recueil de poésies, le premier livre "avec l'encre de mon coeur" les textes étaient écrits depuis longtemps suite à l'atelier d'écriture et attendaient sagement dans mon ordinateur...
le 2em livre "l'écriture pour parfum" ce sont des textes écrits pour des concours de poésies ou de nouvelles ou des jeux d'écriture sur le blog....
6 – Que pensez vous de l’auto édition, ses difficultés, ses bons côtés ?
j'en suis satisfaite ....j'ai eu 2 livres édités avant de vous avoir connu !
pour le 1er paru en décembre 2006 pourtant vendu à + de 330 exemplaires (autobiographie) je n'ai toujours rien touché en droits d'auteur...
éditée à compte d'éditeur je ne suis donc plus propriétaire de mes droits ...
le 2em paru en juin 2007 n'a pas bien marché car l'éditeur (enfin il se dit éditeur) ne s'occupe pas des ventes et de la diffusion....je n'ai vendu que les 100 exemplaires que j'avais achetés...je ne toucherai jamais de droits d'auteurs car moins de 150 € !
donc auto édition ou ces éditeurs-là de toute façon on est obligé de se faire connaitre alors autant garder ses droits et s'auto editer !
j'ai donc créé mon site et mon blog...
je vais sur des forums littéraires...
je participe à des salons du livre.... j'arrive ainsi à me faire connaitre un peu ...
par exemple les 28,29 et 30 mars je suis au salon de Limoges !
6 – Un coup de gueule pour le mot de la fin ?
il y a de bons auteurs parmi les inconnus du grand public, parmi les auto édités...
ce n'est pas parce qu'on s'appelle mme Machin ou mr Truc que nous n'avons pas le droit d'être lu !
je souhaite que les petits auteurs que nous sommes puissent participer à des émissions littéraires ou autres...
c'est comme les chanteurs, vous avez des personnes avec une superbe voix qui animent une soirée, un repas et d'autres qui ont du succès parce qu' ils ont passé par la case star ' ac !!!!
Laurence Pourrieux Demas pour TheBookEdition, Mars 2008