Je suis la mémoire collective, je suis celui qui n’a pas d’âge et n’en aura jamais. Pour moi le temps ne compte pas, il n’existe même pas, puisqu’il ne peut altérer ce qui est éternel, et à ma façon, je suis immortel. Le feu seul, pourrait avoir raison de moi, et souvent au cours des âges, il m’a réduit en cendres.
Je suis le témoin invisible, qui recueille les histoires et les fait siennes. Je suis la page blanche que l’on remplit et qu’on arrache.
Je suis l’amant bienheureux de la phrase.


